Viré pour absence aux apéros, il fait plier son entreprise et empoche un montant faramineux

Viré pour absence aux apéros, il fait plier son entreprise et empoche un montant faramineux

Les cas de licenciement abusifs sont nombreux partout dans le monde. Mais celui-là est vraiment particulier. La raison du renvoi de l’employé semble réellement absurde, mais également de la suite de l’affaire entre ce dernier et son entreprise une fois les procédures judiciaires entamées. Cette histoire peu commune qui a duré presque une dizaine d’années a enflammé les plateformes en ligne.

Contexte général du licenciement

La société ayant licencié la personne concernée en 2015 est assez moderne en termes de gestion de ses employés. En effet, cette dernière voulant avoir une ambiance saine avec ses travailleurs a installé des rencontres en dehors du travail pour améliorer l’entente entre les collègues, mais également avec les supérieurs. Ils ont nommé ces sorties « fun & pro ».

Étant une valeur pour la firme, ne pas s’y rendre peut-être vue d’un mauvais œil. Et c’est exactement pour ce motif que le travailleur a été licencié. Il faut noter que ces petites fêtes après le travail sont, dans la majorité des cas, très alcoolisé. De plus, les supérieurs et les anciens avaient tendance à faire des bizutages aux nouveaux venus.

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Certains employés pouvant ressentir une volonté de contrarier et inciter les personnes présentes à faire des excès. Ce type de « soirée » ne convenait pas au valeur et principe de la personne qui a été licencié mais l’entreprise s’en ait malheureusement servi comme excuse pour justifier son renvoi.

Qu’a-t-il fait après la résiliation de son contrat ?

En 2015, cet individu venait d’entamer sa troisième année dans l’entreprise et venait d’obtenir une promotion en tant que directeur. Après qu’il était renvoyé, ce dernier a trouvé que son licenciement était abusif et qu’il n’avait pas lieu d’être. Il décide alors de porter l’affaire aux Prud’hommes pour annuler son renvoi.

Toutefois, son effort est resté vain pendant plusieurs années. En effet, pour obtenir gain de cause, il fallait prouver les actes malsains de la société et ce n’est qu’en novembre de l’année 2022 que les informations susmentionnées ont été saisies et enregistrées par la Cour de cassation. Il a donc obtenu une première « victoire » au courant de cette année et il obtient par la même occasion l’annulation partielle de son licenciement, seulement 7 ans après.

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La décision finale de la justice

Après tant d’années de combat entre les deux parties, une décision a été finalement prise. Le plaignant a eu gain de cause aux yeux de la loi. L’intrusion dans la vie privée et la décadence véhiculée par « fun & pro » ont été les éléments retenus contre la firme.

De ce fait, une indemnisation à hauteur de 496 200 euros et une réintégration au sein de l’entreprise ont été obtenu par la personne licenciée. Cependant, selon les professionnels, retourner dans la société n’est qu’une manière de récupérer l’entièreté de l’indemnité.

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justin malraux
Justin Malraux