Évolution des SCPI en 2024 : des répercussions pour les investisseurs non négligeables

Évolution des SCPI en 2024 : des répercussions pour les investisseurs non négligeables

Dans le paysage de l’investissement immobilier, les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) jouent un rôle majeur, offrant aux investisseurs une opportunité de diversification et de rendement.

Cependant, l’année 2024 apporte son lot de changements, avec des répercussions significatives pour les acteurs du marché, mais malgré les baisses de prix observées, les SCPI maintiennent leurs positions et restent attractives pour les investisseurs.

Évolution des SCPI en 2024

Quatre SCPI ont récemment annoncé des baisses de prix de part en mars 2024. BNP Paribas et Amundi ont ajusté les prix suite à l’évaluation de la valeur de leurs actifs au 31 décembre 2023. Les prix de part de certaines SCPI, tels que Accimmo Pierre et Edissimmo, ont déjà subi des réductions l’été précédent.

Pour Accimmo Pierre, le prix est passé de 170 à 168 euros en juillet 2023 et à 1,2% de réduction supplémentaire en mars 2024. Chez Amundi, le prix de part d’Edissimmo est tombé de 204 à 191 euros entre juin 2023 et mars 2024. Des ajustements similaires ont été effectués pour d’autres SCPI, avec des baisses de prix allant jusqu’à 6,7%.

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Des répercussions face à ces évolutions

Les ajustements récents des prix de parts dans plusieurs SCPI ont des répercussions importantes pour les associés. En cas de retrait, ils peuvent subir des moins-values considérables. Cependant, cette perte ne sera enregistrée que si l’investisseur parvient à revendre ses parts, ce qui s’avère difficile dans le contexte actuel.

De plus, ces modifications ont entraîné une baisse significative de la collecte nette des SCPI entre 2022 et 2023, ce qui rallonge les délais pour céder des parts, certains atteignant plus de 10 ans, comme dans le cas de la SCPI Rivoli Avenir Patrimoine.

Par ailleurs, ces ajustements ont également des conséquences sur la collecte nette des SCPI. Entre 2022 et 2023, celle-ci est passée de 10,1 milliards à 5,7 milliards d’euros, allongeant ainsi la file d’attente des parts en attente de cession et les délais pour les céder.

Les SCPI maintiennent ses positions malgré les baisses de prix

Malgré les défis posés par les délais d’attente prolongés pour la cession des parts dans les SCPI en raison des récentes baisses de prix, les associés peuvent envisager de maintenir leurs investissements. Cette stratégie pourrait être bénéfique si la collecte nette des SCPI augmente à l’avenir, ce qui pourrait réduire les délais d’attente.

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Actuellement, il est conseillé de rester investi, car la baisse du prix de part n’affecte pas les dividendes perçus. En effet, les SCPI continuent généralement à distribuer du rendement, leur objectif principal. Le taux de distribution moyen reste stable, atteignant 4,52% en 2023, ce qui témoigne de leur capacité à maintenir des performances solides malgré les fluctuations du marché.

Bien que les taux de distribution des quatre SCPI récemment concernées par une baisse de prix de part soient légèrement inférieurs à la moyenne du marché, ils demeurent attractifs pour tous les investisseurs.

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vincent cuzon
Vincent Cuzon